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Category Archives: Culture

Alcina à l’Opéra de Lille

Du 6 au 17 octobre

C’est un des piliers du répertoire lyrique qui est proposé à l’Opéra de Lille en ce mois d’octobre. Avec la redécouverte du répertoire baroque après la guerre, Alcina, du compositeur allemand Haendel basé à Londres au début du XVIIIè siècle et écrivant sa musique sur des livrets en italien, s’est imposée depuis les années 60 sans plus jamais quitter les scènes.
L’histoire de la magicienne retenant ses amants sur son île en faisant appel aux forces obscures pour les transformer en rochers, en arbres ou en animaux permet des effets à la fois scéniques et musicaux chers au public.
Elle est aussi l’occasion des retrouvailles de deux spécialistes de la musique baroque : la cheffe d’orchestre Emmanuelle Haïm, dont le talent pour écrire des variations dans les reprises des airs n’est plus à prouver et la mezzo soprano Karine Deshayes effectuant ses débuts dans un rôle qui lui ira sans doute comme un gant, entre les longs phrasés  envoûtants et les vocalises échevelées de fureur.

Karine Deshayes © Aymeric Giraudel

Elle est entourée par deux jeunes artistes déjà très reconnues : l’alto virtuose Jasmin White, habituée du rôle de Bradamante et la soprano Camille Chopin au timbre pulpeux, fraîchement sortie de l’académie de l’Opéra-Comique.

Prix : de 6 à 77 €
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Arnaud KIENTZ

Les Chatouilles au Théâtre de l’Œuvre

Jusqu’au 21 décembre

C’est une chance qui est proposée au public de pouvoir assister à cette reprise du spectacle écrit et interprété de nouveau par sa créatrice, Andrea Bescond : les Chatouilles. La dernière ? C’est possible.
Créée en 2014, la pièce a ensuite été confiée à la comédienne et danseuse Déborah Moreau, avec la lourde tâche que l’on peut imaginer du fait d’un thème aussi fort : raconter la vie d’Odette abusée par un ami de ses parents dès l’âge de 8 ans.
Qu’on ne s’y trompe pas, si le sujet d’une actualité brûlante est lourd, le spectacle d’une durée d’1h45, seule en scène, propose plus d’une dizaine de personnages tous plus hauts en couleur les uns que les autres, alternant moments certes poignants mais aussi des scènes au potentiel comique débridé.
Cette réussite totale repose sur le talent de son auteure, de son interprète, comédienne inouïe, mais aussi danseuse en rien démonstrative, au service de l’émotion par la force du geste, notamment au moment du procès d’une sobriété complète mais d’une intensité saisissante.
Au final, ce que le public reconnaît totalement à l’issue de la représentation, c’est la générosité et l’amour débordant de son interprète. Existe-il meilleur véhicule pour révéler un phénomène de société qu’Andrea Bescond, toujours mue par sa générosité, dénonce à longueur de temps, notamment dans ses publications intenses et toujours justes sur Instagram ?

À savoir : la comédienne a mis en scène l’amie Déborah Moreau dans une adaptation d’Antigone d’Anouilh. Suite au succès public et médiatique cet été à Avignon, la pièce est donnée tous les mercredis au théâtre des Mathurins : à ne pas manquer.

Prix : de 12 à 36€
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Arnaud KIENTZ

Festival de la Roque d’Anthéron

Du 16 juillet au 16 août

Est-il besoin de présenter le festival de la Roque d’Anthéron, haut lieu des plus prestigieux concerts de piano et de musique de chambre de l’été en France ? 46 années d’existence déjà ! Cette nouvelle édition est marquée par son changement de direction artistique. L’après René Martin, créateur notamment de la Folle journée de Nantes, s’est organisé autour de trois artistes de renommée internationale à la tête de ce même poste. Ce n’est pas si fréquent que des artistes s’occupent de direction artistique, ce qui semble pourtant relever de l’évidence. Claire Désert, Nelson Goerner et Victor Julien-Laferrière nous proposent des rendez-vous d’exception. Si superstars et vétérans tels que les Buniatishvili, Queffélec, Lugansky ou autres Volodos et Dalberto sont évidemment de la fête, il est à noter que la jeune génération, même si déjà très connue comme c’est le cas notamment pour Alexandre Kantorow, est bien représentée et mérite toute notre attention tant chacun dispose de personnalités bien affirmées et de talents immenses telle que la pianiste Célia Oneto-Bensaid, le 21 juillet, se distinguant par son attachement à servir les compositrices avec un programme déjà proposé avec un très grand succès à la Cité de la Musique à Paris en décembre dernier, la toute jeune Arielle Beck, le 23 juillet, qu’il ne faut pas rater afin de pouvoir dire quand elle sera superstar : « Je l’ai entendue quand elle avait 17 ans ! », Vanessa Wagner exceptionnelle dans les œuvres de Philip Glass dont elle s’est fait une spécialité, le 31 juillet, ou encore le formidable David Kadouch, le 5 août, à proposer des programmes toujours si intelligemment construits et généreux au service de l’excellence.

Tarifs : de 25 à 80 €
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Arnaud KIENTZ

La Traviata aux Chorégies d’Orange

4 juillet

Si l’activité musicale s’arrête dans les villes où les théâtres et autres salles de concert se ferment à l’arrivée de l’été, elle se déplace dans des lieux parfois insolites et généralement en plein air permettant ainsi de découvrir des acoustiques différentes, des lieux exceptionnels comme c’est le cas à Orange, dans une ambiance souvent plus décontractée et chaleureuse tout en conservant une très haute teneur artistique.

Cette année, les Chorégies d’Orange retrouvent un titre célébrissime constitué de mélodies que le grand public connait par cœur, à commencer par le fameux brindisi du premier acte, à savoir, la Traviata de Giuseppe Verdi qui a déjà fait les grandes heures du lieu par le passé. On ne présente plus l’ouvrage de la courtisane qui tombe amoureuse et meurt de phtisie, inspiré du roman La Dame aux camélias d’Alexandre Dumas.

Ludovic Tézier 🅒Gregor Hohenberg pour Sony Classical

Opéra dramatique par excellence, il est prétexte aux plus belles lignes mélodiques du compositeur italien particulièrement bien servi par les interprètes choisis, à commencer par le baryton français spécialisé dans le répertoire verdien : Ludovic Tézier à qui échoit les plus grands phrasés legato. Leçon de chant en perspective, sous la baguette inspirée du maestro Paolo Arrivabeni.

Tarifs : de 19 à 250 €
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Arnaud KIENTZ

Récital Etienne Dupuis, Opéra de Lyon

13 mai

Fort d’une carrière internationale d’une vingtaine d’années, Etienne Dupuis est devenu l’un des plus grands chanteurs lyriques de l’époque actuelle. La voix, limpide, servie par une technique hors pair lui permettant une projection que beaucoup lui envient, devient l’instrument à même de servir la musique sur un large ambitus. Cet instrument travaillé dans le respect depuis plus de deux décennies permet désormais à son interprète de s’aventurer vers des tessitures sollicitant moins l’aigu avec des rôles mettant davantage en avant la ligne vocale et l’épaisseur dramatique tels que les concevait Giuseppe Verdi par exemple, le compositeur italien par excellence. C’est une grande chance pour le public lyonnais de retrouver le baryton québécois qu’il connait bien après avoir eu l’occasion de l’applaudir dans des œuvres de Massenet ces dernières années, dans un programme franco-italien accompagné au piano, mêlant mélodies et airs d’opéras.

Tarifs : de 10 à 66€
Pour en savoir plus, cliquez ici

Arnaud KIENTZ

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