Du 12 au 18 novembre 2025
Née aveugle à la cour du Roi René en Provence au XVè siècle, Iolanta est protégée par son père lui cachant sa cécité. Quiconque révélerait à sa fille qu’elle est handicapée se verrait condamné à mort. Le médecin Ibn-Hakia conseille pourtant de lui révéler ce secret afin qu’elle exprime le profond désir de guérir. Refus du Roi. Le Duc Robert et le Comte Vaudémont, perdus, arrivent au sein du domaine du roi. Rencontrant la Princesse d’abord endormie, le Comte en tombe amoureux. Éconduit, il lui demande une rose rouge qu’il gardera en souvenir. Ignorant toute notion de couleur, la princesse découvre qu’elle est aveugle.
Effondré, le Roi fait condamner Vaudémont à mort. Réalisant qu’elle est amoureuse, Iolanta demande au médecin de la guérir et recouvre la vue, l’ouvrage se termine dans le plus parfait « happy end », la Princesse est unie par son père à Vaudémont.
Chef émérite, Pierre Dumoussaud fera briller l’écriture de Tchaïkovski. Il sera au service de chanteurs ayant l’âge de leurs rôles. Le soprano pulpeux de Claire Antoine s’épanouira en Iolanta. À ses côtés, le vaillant Julien Henric en Vaudémont. Ils seront entourés du très prometteur Abel Zamora et du baryton mongol Ariunbaatar Ganbaatar déjà star des grandes scènes.
Tarifs : de 10 à 115€
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Arnaud KIENTZ




Savez-vous que la myrtille vosgienne se nomme brimbelle, que, dans la région lyonnaise, vous ne trouverez pas de chipolatas mais du godiveau, et que dans le Nord, il faut prendre son parapluie pour éviter d’être trempé sous la drache ? Cet atlas ludique et bourré d’infos révèle la richesse des parlers régionaux et leur apport précieux à une langue française vivace et imagée. L’ouvrage est préfacé par le regretté Alain Rey, grand linguiste et papa du Petit Robert. « Comme on dit chez nous »,Mathieu Avanzi. Le Robert, 29,90 €.
Près de quarante ans après les faits, un vieil homme avoue un meurtre non résolu dans les années 1980, puis un autre plus récent – pour camoufler les preuves du premier. Mais son fils et la fille de la dernière victime en date sont persuadés qu’il a menti. Reste à savoir pourquoi. Ensemble, ces deux personnages qui nourrissent peu de sympathie l’un pour l’autre vont chercher à établir la vérité. Maître du polar japonais, Keigo Higashino, multiplie les fausses pistes dans une intrigue labyrinthique qui déroute le lecteur, sans oublier de le rendre accro. Un brillant polar doublé d’une intéressante photographie de la société japonaise, tiraillée entre mentalités conservatrices et évolutions sociétales. « Le Cygne et la chauve-souris », Keigo Higashino, Actes noirs, 23,80 €.
Connu pour être le photographe des années Yéyé, Jean-Marie Périer est aussi une belle plume qui raconte une vie que beaucoup auraient rêvé d’avoir, avec une élégante nostalgie et une absence totale de vanité. Chaque image est accompagnée du récit de la rencontre avec son sujet, de Françoise Hardy (son grand amour de jeunesse) à Mick Jagger en passant par Yves Saint Laurent, Johnny ou James Brown. Cet homme a plus de souvenirs que s’il avait 1 000 ans. « Mes nuits blanches », Jean-Marie Périer. Calmann-Lévy, 20,90 €.
Le grand Milo Manara, célèbre pour ses BD éroticopolitiques, adapte Le Nom de la rose, d’Umberto Eco. Adieu créatures de rêve aux jambes interminables, Manara nous propulse dans une abbaye médiévale où se succèdent les morts mystérieuses. Que ceux qui ont déjà lu le roman ou vu le film de Jean-Jacques Annaud ne passent pas leur chemin. C’est une extraordinaire fantasia graphique où l’artiste multiplie les styles et les hommages à l’art médiéval, de Jérôme Bosch à Bruegel en passant par les enluminures des moines copistes. Magnifique ! « Le Nom de la rose » (vol. 1), Milo Manara et Umberto Eco. Glénat, 17,50 €.
Sorti dans un barnum promotionnel à la hauteur de la légende du groupe, le nouvel album des Stones s’est attiré une pluie de critiques élogieuses et s’est payé le luxe d’être n° 1 dans quatorze pays. À 80 balais, les vieux grigous savent encore s’y prendre pour susciter l’excitation. Celle-ci retombée, que vaut vraiment ce Hackney Diamonds ? Les superlatifs qui ont accompagné sa sortie étaient visiblement exagérés. Les chansons sont pour certaines assez faibles, mais par moments, la magie opère au détour d’un riff de guitare ou d’un feulement de Jagger dont la fraîcheur vocale et physique devrait être étudiée par les généticiens. Après soixante et un ans de carrière, c’est quand même plus qu’honorable. « Hackney Diamonds », The Rolling Stones. 1 CD ou vinyl. Polydor.
À une époque de leur vie, Jacques Brel et Georges Brassens ont habité dans le même immeuble, rue Émile-Dubois, à Paris. S’ils n’ont jamais travaillé ensemble, on imagine les discussions de ces deux géants aux styles totalement opposés mais qui creusaient les mêmes thèmes. Ce coffret présente les œuvres (pas toujours les plus connues) de l’un et de l’autre en les classant par thématique : l’amour, l’amitié, l’injustice, le temps qui passe, la mort. Et on les imagine en train de refaire le monde, entre bouffées de pipe et gorgées de bière. « Les Voisins magnifiques », Brel-Brassens. 5 CD, Panthéon.
Au XIIIe siècle, Gengis Khan et ses redoutables guerriers mongols ont conquis l’Asie et établi un des plus gigantesques empires de l’Histoire, son petit-fils Kubilai deviendra même empereur de Chine. Dans l’imaginaire collectif, Gengis Khan évoque surtout la guerre et la cruauté. La première expo qui lui est consacrée en France, au château des ducs de Bretagne à Nantes, rétablit la vérité et rappelle que cet empire fut aussi celui de l’essor du commerce, des arts et de la science. 450 objets, dont la plupart n’ont jamais été vus en France, retracent une page d’histoire trop méconnue. « Gengis Khan. Comment les Mongols ont changé le monde », musée d’histoire de Nantes, jusqu’au 5 mai 2024. chateaunantes.fr





