Du 28 mai au 14 juin
C’est un événement qui s’annonce à l’Opéra de Paris pour cette fin de saison. La création d’un opéra totalement inconnu est toujours chargé d’émotion. Ce n’est pas une création contemporaine mais possiblement la première représentation scénique de cet Ercole Amante, Hercule Amoureux, datant de 1707.
Autre impact d’importance, cette œuvre est issue de l’imaginaire d’une compositrice, fait totalement exceptionnel car les femmes n’ont eu que peu le droit de composer durant toute l’histoire de la musique. Leur reconnaissance commence à se faire grâce à des actions de cet ordre, mais aussi par le travail d’artistes allant défricher des pans entiers du répertoire comme c’est le cas de la pianiste Célia Oneto Bensaid ou de festivals précurseurs tels que celui franco-suisse : les Inoubliables.
Antonia Bembo, née en Italie au milieu du 17ème siècle est arrivée à la cour de Louis XIV qui l’a prise sous sa protection dans les années 1670. Chanteuse de son état, elle compose des cantates, des motets où se mêlent la virtuosité bien connue de la musique italienne au style français plus austère et cet opéra dédié à la gloire du roi, sur un livret déjà employé par celui qui lui a enseigné l’art de la composition : Francesco Cavalli.
Leonardo García-Alarcón
🅒 François de Maleissye
Cette découverte assurément passionnante est confiée au génie de la musique baroque actuelle, le chef Leonardo García-Alarcón qui effectue son grand retour dans la fosse de l’Opéra de Paris après l’immense succès des Indes Galantes de Rameau qui ont marqué les esprits en 2019. Il est à la tête de son ensemble Cappella Mediterranea qui vient de fêter ses vingt ans d’existence et du Chœur de Chambre de Namur. Sur scène, il retrouve la soprano française Julie Fuchs, protagoniste du Rameau d’il y a 7 ans ainsi que quelques-uns de ses chanteurs fétiches comme la basse Andreas Wolf.
Tarifs : de 15 à 175€
Pour en savoir plus, cliquez ici
Arnaud KIENTZ



Renaud Capuçon



