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Category Archives: Mobilité

Audi Q4 e-tron « 2026 » : Plus nouveau
qu’il n’y paraît

Depuis son lancement en 2021, le SUV compact Q4 e-tron est la meilleure vente en électrique d’Audi. Pour garder une longueur d’avance, le constructeur lui offre un léger restylage, accompagné surtout d’une solide remise à niveau technologique…

Bien que basé sur la plateforme modulaire MEB du groupe Volkswagen, il faut reconnaître que ce cousin technique des Cupra Born ou Volkswagen ID.4 et ID.5 brille par un design bien plus avenant, assez proche d’ailleurs d’une « vraie » voiture dotée d’un bloc thermique. Un style qui semble plaire d’ailleurs, puisque le « vieux » Q4 e-tron a séduit en 2025 plus de
6 000 clients rien qu’en France. Mais grâce à cette profonde remise à niveau technologique
– qui s’accompagne, chose rare, de tarifs plus doux – Audi espère monter en puissance et en écouler sur 2026 près de 8 500 exemplaires. Parce que ce style finalement assez classique plaît, les designers se sont contentés d’y aller à minima.

La calandre pleine gagne légèrement en prestance grâce à de nouveaux inserts, les boucliers se voient modifiés tandis que de nouvelles jantes et teintes sont proposées. Et au-delà de 4 signatures lumineuses paramétrables, ce Q4 de 4m60 de long est toujours décliné en version « break » et en « coupé » Sportback, cette dernière silhouette, plus dynamique d’aspect, s’octroyant 45% des ventes malgré un surcoût
de 2 000 €. À noter que tous les Q4 profitent de ces modifications esthétiques pour améliorer légèrement leur Cx (de 0,27 à 0,26 selon les versions) – ce qui est forcément bon pour l’autonomie (+10% en moyenne) – et que la version Sportback demeure, contre toute attente, quasiment aussi logeable que le break (coffre de 527 à 1 460 litres selon configuration). Audi a aussi intégré de série une prise 340V autorisant, pour la première fois une charge bidirectionnelle V2L, utile pour alimenter des appareils nomades.
Mieux, grâce à son empattement s’étirant sur 2m76
(+ 7 cm qu’un BMW X1), l’habitabilité est remarquable, proche d’un… Q7 thermique.
Et les rangements ne manquent pas (24 litres), sans oublier des puits enfin creusés dans les contre-portes pour accueillir une bouteille.
Et avec son plancher plat et son plafonnier concave, la garde au toit reste très correcte aux places arrière pour de grands adultes. Mais c’est bien aux places avant qu’on mesure les changements opérés par Audi.

Révolution à l’intérieur ! Outre l’adoption de la grande dalle numérique paramétrable, le Q4 gagne de nombreux espaces de rangement, mais aussi des matériaux plus flatteurs. © DR

Déjà, le Q4 hérite de la « scène numérique » déployée sur les derniers modèles de la marque, à commencer par
le Q6 e-tron. Comme son grand frère, il adopte donc une grande dalle incurvée comprenant face au conducteur des compteurs numériques paramétrables (11,9’’),
le tout complété par un écran tactile de 12,8’’ pour l’info divertissement. Pour les plus exigeants, Audi propose même, face au passager, un écran supplémentaire
de 12’’ et, plus utile d’après nous, un affichage tête haute à réalité augmentée. À noter qu’Audi a conservé des boutons physiques pour certains raccourcis et qu’un effort tangible a été fait sur la qualité perçue. Sous « le capot » il y a du neuf aussi, avec le retour de la petite version de 204 ch, alimentée par une nouvelle batterie NMC de 59 kWh utiles permettant de repousser l’autonomie à 442 km sur le break, soit près d’une centaine de km supplémentaires par rapport au Q4 Phase 1.

Presque inchangé sur la forme, le nouveau Q4 développe toujours 204 ou 285 ch en propulsion, et même 340 ch en version quattro, mais se voit alimenté par une batterie plus performante. L’efficience progresse de 10% en moyenne. © DR

La version propulsion de 285 ch (Performance) essayée ici, mais aussi une quattro (donc 4×4) de 340 ch se réservent la grosse batterie de 77 kWh utiles, autorisant jusqu’à 592 km d’autonomie
(en 4×2) et 554 km en quattro (WLTP), soit en moyenne 30 km de plus qu’auparavant. Toujours aussi sûr et confortable, ce Q4 séduit d’abord pour son confort acoustique rendant les longs voyages reposants et sa consommation raisonnable
de 20 kW/h permet de rouler sereinement sur autoroute durant 300 km environ.
En acceptant des pics à 175 kW sur des bornes rapides, tablez sur à peine 20 mn pour passer de 10 à 80% de charge. Il existe plus rapide, mais on est dans la bonne moyenne. Enfin, signalons que pour une fois les prix restent contenus, avec un prix d’attaque fixé à 45 990 € (donnant accès jusqu’à 4 600 € d’aides CEE), à 59 990 € pour la quattro, soit 11 000 € de moins que le Q4 Phase 1 équivalent !

Caractéristiques techniques Audi Q4 e-tron Performance 2026

Moteur : électrique synchrone à aimants permanents placé sur l’essieu arrière
Puissance (ch) : 286
Couple maxi (Nm) : 560
Batterie : 79 kWh de capacité nette
Transmission : aux roues arrière
Boîte : automatique
Freinage AV / AR : disques ventilés
Pneus AV / AR : 235/50 R 20 – 255/45 R 20
Dimensions (L x l x h) en m : 4,60 x 1,86 x 1,61
Poids à vide (kg) : 2220
Coffre (litres) : 527-1460 (Sportback)
Conso moyenne kWh/100 km (WLTP) : 16,9
Performances
Vitesse maxi (km/h) : 180
0 à 100 km/h (sec) : 6,6

On aime – On aime moins

On aime
Style toujours aussi séduisant
Qualité perçue en nette hausse
Aspects pratiques bien pensés
Agrément de conduite
Prix plus raisonnables mais…

On aime moins
… tarifs toujours dans la moyenne haute
Quelques mesquineries d’équipement
Options toujours aussi nombreuses
Place centrale arrière raide et étriquée

 

Thomas RIAUD

L’AL… pile !

Face aux en jeux environnementaux dictés par Bruxelles, Alpine doit se réinventer… quitte à tourner le dos à ses fondamentaux historiques ! Preuve en est avec ce premier SUV siglé Alpine, doté de surcroît d’un moteur 100% électrique. L’A 390 GT tient-il ses promesses ? Réponse dans cet essai

Depuis sa création en 1955 par Jean Rédélé, Alpine s’est illustré en concevant des sportives simples et légères, utilisant de nombreux éléments issus de la grande série pour réduire les coûts. Une recette à succès qui s’est poursuivie depuis que la firme dieppoise est passée dans le giron de Renault dès les années 70. C’est en préservant cet ADN qu’Alpine est revenu sur le devant de la scène en 2017, avec l’A110. Ce coupé très léger, majoritairement construit en aluminium, fait la fierté de la marque, jusqu’à équiper les brigades d’interventions rapides sur nos autoroutes. Mais les temps changent et, désormais, Alpine doit non seulement renouveler sa berlinette, mais aussi se diversifier. Pour assurer de plus gros volumes et toucher une large clientèle, cela passe forcément par un SUV, ces engins un peu hauts sur pattes brillant d’abord par leur remarquable polyvalence. Et afin d’échapper à des malus écologiques devenus confiscatoires en France (jusqu’à… 80 000 € !), Alpine a logiquement opté pour la fée électricité. Cela donne cet inédit A 390 GT, un SUV-coupé de 4m61 de long (et 5 places), affublé d’un style de concept-car, notamment avec cette face avant constellée de led. On aime – ou pas – (les goûts et les couleurs !), mais force est de lui reconnaître une vraie personnalité, même si on s’éloigne du style Alpine.
Idem à l’intérieur, qui privilégie d’abord le bien-être des occupants, le « pilote » devant se contenter d’un environnement très numérique (avec des compteurs paramétrables), bien dans l’air du temps. Mais outre une ergonomie intuitive et une finition valorisante, l’auto bénéficie d’un volant multifonctions agréable à prendre en main, avec 2 boutons magiques : un pour régler l’intensité du frein moteur (jusqu’à provoquer l’arrêt de la voiture sans toucher aux freins), et une autre actionnant un mode boost temporaire, donnant un coup de fouet aux accélérations. Techniquement, l’A 390 reçoit à l’avant un moteur de 220 ch et deux autres situés sur l’essieu arrière (de 170 ch chacun), pour délivrer en puissance cumulée jusqu’à 400 ch. Le tout est alimenté par une batterie de 89 kW/h idéalement intégrée au plancher, permettant d’abaisser le centre de gravité et d’équilibrer les masses. Sage précaution, car à vide, l’A 390 pèse 2 124 kg (un record pour une Alpine !), soit le poids de… deux A 110 !

🅒 Thomas Riaud
🅒 Thomas Riaud

Cela ne l’empêche pas d’accélérer fort, en expédiant le 0 à 100 km/h en 4,6 secondes soit le temps canon d’une mythique Ferrari F40 des années 90 ! Côté vitesse maximale, pour préserver l’autonomie, celle-ci est bridée à 200 km/h. Et mieux vaut ne pas avoir le pied trop lourd et engager le mode « éco » dès que possible, car dans la vraie vie, à cause d’une consommation moyenne élevée (21 kW/h aux 100 km) l’autonomie n’excède pas les 400 km. Quant au temps de charge, il n’a rien d’exceptionnel puisqu’il faut patienter 37 minutes sur une borne rapide pour repasser de 20 à 80% de capacité. Avec cet A 390, il est clair qu’Alpine risque de décevoir les fidèles de la marque, amoureux de coupés sportifs légers… et émotionnels, grâce à leur moteur thermique.

🅒 Thomas Riaud

Ici, la seule filiation avec les modèles originels se limite à un toucher de route direct et agile, plaisant dans les virages, chose remarquable pour un SUV de ce poids. Cette « Alpine Alcaline » est donc plus à considérer comme un véhicule de conquête. Mais en s’affichant à 67 500 €, il est clair que l’A 390 s’adresse à une clientèle aisée en quête d’originalité.
Fiche technique Alpine A 390 GT
Moteur : 3 moteurs électriques (1 à l’avant et 2 à l’arrière)
Puissance maxi : 400 ch
Couple maxi : 67,4 mkg
Batterie : 89 kWh
Autonomie annoncée : 557 km
Dimensions (L x l x h en m) : 4,61 x 1,88 x 1,52
Poids : 2124 kg
0 à 100 km/h : 4 sec
Vitesse maxi : 200 km/h

Thomas RIAUD

Rétromobile 2026 : Les anciennes ont de l’avenir !

Rétromobile est le rendez-vous annuel parisien incontournable pour tous les amateurs de voitures anciennes. Un monde fascinant qui attire de plus en plus de curieux. La preuve, cette 50e édition a battu des records de fréquentation !

Faut-il y voir les effets d’un rejet d’une modernité imposée dans nos dernières voitures, bardées d’écrans et de toujours plus de systèmes de sécurité souvent intrusifs « pour notre bien » ? Toujours est-il que, depuis 1976, le salon Rétromobile carbure à la passion et fédère de plus en plus de passionnés. Pas moins de 181 500 visiteurs se sont pressés Porte de Versailles sur les 5 jours de ce salon à la réputation internationale (du 28 janvier au 1er février cette année), soit un nouveau record ! Face à cet engouement durable, les clubs de marque répondent présents, mais aussi les plus grands constructeurs s’y donnent désormais rendez-vous. Ils viennent valoriser leur patrimoine… pour mieux nous vendre leurs nouveautés.
Cette année, Volkswagen a ainsi capitalisé sur les 50 ans d’une certaine Golf GTI, un vrai mythe parmi les bombinettes sportives où l’on pouvait admirer les 8 générations sur le stand, jusqu’à la toute dernière, encore en tenue de camouflage. Honda a fait de même en présentant la saga « Prélude », l’ultime mouture de ce coupé étant elle aussi mise en avant pour séduire les futurs acheteurs. Chez Peugeot, c’est plutôt la petite 205 GTI qui trônait sur le stand, sous toutes ses formes, avec en point d’orgue la toute nouvelle 208 GTI qui est désormais, autres temps, autres mœurs…100% électrique. Renault n’était pas venu non plus les mains vides, en affichant une belle rétrospective autour de la Clio, pour présenter la toute dernière génération.

BMW préférait en revanche revisiter la belle histoire de ses «art cars», des modèles de compétition issus de l’Endurance, tous uniques, décorés chacun en leur temps par un grand artiste contemporain (Warhol, Armand, Lichtenstein, Jeff Koons…).

C’est, pour ma part, mon coup de cœur ! Un coup de cœur partagé avec l’exposition, pour la première fois, de l’autorail Bugatti de 1939, extrait pour les circonstances de son musée de Mulhouse. Un engin improbable au look futuriste, motorisé par les moteurs de la mythique Bugatti Royale. Sur les 88 modèles produits, c’est le seul survivant.

Bien sûr, Rétromobile assure aussi le spectacle avec la venue de nombreux professionnels internationaux, des « marchands de rêve » qui en profitent pour mettre en vente de véritables raretés, dont certaines dépassent allègrement le million d’Euros. Mais qu’on se le dise, si la voiture de collection est pour beaucoup une « valeur refuge », elle demeure aussi un bien accessible au plus grand nombre.

Ainsi, dans un hall dédié se tenaient de nombreux modèles à vendre, à condition de ne pas excéder les 30 000 €. Outre d’incontournables Austin Mini, Citroën 2CV ou Fiat 500 – des valeurs sûres affichées parfois à moins de 15 000 € – il y avait aussi moyen d’accéder à des modèles de prestige, à l’instar de la Jaguar XJ-S, un sublime coupé Grand Tourisme dont la cote commence, lentement, mais sûrement, à monter. Et puis Rétromobile, c’est aussi la possibilité de repartir avec une pièce détachée rare pour finir de restaurer sa chère voiture ou d’acquérir des miniatures d’époque, dont les célèbres Dinky Toys. Une chose est sûre : en modèle réduit ou à l’échelle 1, les anciennes ont de l’avenir !

🅒Thomas Riaud

Thomas RIAUD

2026, annus horribilis ?

C’est une tradition française dont on se passerait bien volontiers. Les bons vœux, à peine souhaités, qu’un cortège de nouvelles mesures – fiscales notamment – est annoncé. Forcément, de nombreuses taxes concernent l’automobiliste, un fidèle contributeur adoré par l’Etat. Revue de détail…

Bonus – malus : surtout du malus !
Apparu en 2007 suite au « Grenelle de l’environnement », le système du bonus-malus « écologique » (basé exclusivement sur les rejets de CO2, qui est un gaz non polluant mais à effet de serre), s’est progressivement renforcé. Au point désormais de perdre le consentement d’une majorité de français, puisque le dispositif est devenu un « malus-malus » qui ne touche plus seulement les acheteurs de grosses cylindrées, mais qui impacte tous ceux qui se tournent vers une auto thermique traditionnelle, essence comme diesel. Pourtant, le marché automobile français est atone, puisqu’à peine 1,63 millions de voitures neuves ont été vendues en France pour l’année 2025, ce qui représente un repli de 5,02% sur un an. À titre de comparaison, 2,2 millions de voitures avaient été immatriculées en 2019, avant la pandémie ! Depuis le Covid, l’explosion du coût des matières premières et de l’énergie, a eu pour effet direct de surenchérir le prix de nos voitures de près de 25%, soit largement plus que l’inflation ! À cette mauvaise nouvelle, il convient d’ajouter l’appétit fiscal de Bercy qui, en recherche d’argent, ne cesse de croître. Ainsi, le seuil de déclenchement du malus est fixé pour 2026 à partir de 108 g de CO2/km (-5 gr/km), ce qui concerne quasiment toutes les voitures (y compris une modeste citadine) si celle-ci fait l’impasse sur l’hybridation. À ce seuil, le malus n’est que de 50 €, mais ensuite il faut ajouter 25 € de taxes par gramme supplémentaire, ce qui peut vite faire gonfler la note finale si vous optez pour une auto bien équipée (des jantes larges ou un toit vitré panoramique ajoutent du poids, donc du CO2 et donc… des taxes). Dans sa grande clémence, Bercy limite le malus CO2 à 192 gr/km, avec un plafond passant de 70 000 à 80 000 € ! Et il est d’ores et déjà acté que, jusqu’en 2028, le plafond maximal sera rehaussé de 10 000 € chaque année, pour atteindre la somme délirante de 100 000 € ! Seule « bonne nouvelle », il existe un dispositif de plafonnement du cumul des malus (jusqu’en 2028), car il faut aussi compter, depuis 2022, avec un malus au poids (voir paragraphe ci-dessous). Désespérant !
Malus au poids : toujours plus lourd !
En plus du classique malus CO2, il faut également, depuis 2022, composer avec un autre malus purement français : celui au poids. La logique, implacable, est que plus une auto est lourde, plus elle consomme et donc se montre énergivore. C’est vrai, mais l’inflation du poids de nos voitures vient d’une dotation de série toujours plus riche (qui achèterait aujourd’hui une auto neuve sans clim ou direction assistée ?), notamment suite, en grande partie, à la multiplication de systèmes de dépollution et de sécurité imposés par Bruxelles (ce qui impacte directement la masse, mais aussi le prix). En 2026, le seuil de déclenchement chute de 1 600 à 1 500 kg, ce qui touche là encore de nombreux automobilistes (une simple VW Golf peut désormais tomber sous cette taxe). Le barème reste progressif avec 10 € par kilo excédentaire de 1 500 à 1 699 kg. Au-delà, ça se corse avec 15 € par kilo de 1 700 à 1 799 kg, puis 20 € du kilo de 1 800 à 1 899 kg, puis 25 € par kilo dans la tranche de 1 900 à 1 999 kg et enfin 30 € par kilo au-delà des 2 tonnes.

🅒 DR

À noter qu’un abattement est prévu pour les modèles hybrides, mais aussi électriques, réputés pour être plus lourds à cause de l’emport de batteries… mais « écolos ».

Cartes grises : toujours plus chères !
Chaque voiture est créditée d’un nombre de chevaux fiscaux (en fonction de sa puissance réelle) et, à l’achat, il est obligatoire de mettre l’auto à son nom (où au nom de sa société). Toutes ces informations figurent sur la carte grise, vraie « carte d’identité » de votre voiture. Elles demeurent délivrées par les régions et cette taxe leur revenant, chacune fixe le prix du cheval fiscal. Avant, le coût du cheval fiscal était plafonné à 60 € maximum par cheval (comptez 50% de réduction sur les autos d’occasion d’au moins 10 ans). Un plafond qui a tendance à devenir une norme dans de nombreux départements, qui cherchent également à faire entrer de l’argent dans les caisses…
Autoroutes : une hausse des péages maîtrisée… mais une hausse quand même
Les sociétés d’autoroute (ASF, Escota, Vinci, Sanef…) sont régulièrement pointées du doigt pour leurs « super profits », signe d’une rentabilité exceptionnelle. Une rentabilité qui sera préservée en 2026 avec une augmentation moyenne de 0,86 %. Certes, cette hausse principalement déterminée par l’inflation reste mesurée, mais elle s’ajoute à des augmentations sensibles constatées ces dernières années. À titre d’exemple, ces frais représentaient déjà 187,50 € par français sur 2024 (selon Roole Data) et vont revenir à 194,78 € pour 2026…
Excès de vitesse supérieur à 50 km/h : d’infraction à délit
Jusqu’à présent, rouler à plus de 50 km/h au-dessus de la limitation maximale vous exposait, en cas de première infraction du genre, a minima à une contravention de 5ème classe (dans la limite de 1 500 €), avec immobilisation immédiate du véhicule et une éventuelle suspension de permis. Désormais, il s’agit d’un délit (y compris sur autoroute) pouvant vous condamner en cas de passage au tribunal correctionnel à une amende maximale de 3 750 €, mais aussi à une peine de prison de 3 mois et une peine supplémentaire pouvant suspendre ou annuler votre permis et, même, confisquer votre véhicule. Et de surcroît, bien sûr, ce délit peut être inscrit à votre casier judiciaire.

Thomas RIAUD

Dinky Toys, roulez jeunesse !

Durant cette période de fêtes, propice aux beaux souvenirs d’enfance, nous avons voulu mettre à l’honneur une marque de petites voitures, grande par son aura et son histoire : Dinky Toys ! Retour sur une success-story au délicieux goût de nostalgie…

Au début du siècle dernier, Frank Hornby est un homme heureux. Cet homme d’affaires avisé, basé à Liverpool, a déjà fait fortune dans le commerce des jouets haut de gamme avec Meccano (1901), d’innovants segments en métal à assembler soi-même au moyen de vis et de boulons. Et puis, les progrès techniques aidant, il y a sa dernière grande fierté, ses trains électriques « Hornby » (1920) qui, malgré des prix élevés, connaissent également un vif succès. Ces trains sont précisément le point de départ de l’aventure des Dinky Toys. Pour agrémenter ses réseaux et leur donner plus de réalisme, Hornby commercialise alors, à partir de 1932, une vaste gamme d’accessoires, tous moulés d’abord dans du plomb. Outre des lampadaires, des personnages, des bancs, des barrières, des pompes à essence ou des panneaux, Hornby propose également quelques véhicules. Il s’agit de camions et de voitures au style assez naïf ne représentant aucun modèle précis mais, contre toute attente, il remarque qu’ils séduisent un large public.
Cela lui donne la géniale idée d’en faire, dès 1934, une marque à part : Dinky Toys, que l’on pourrait traduire par « jouets mignons ». Afin de respecter la grande échelle « O » de ses trains, le 1/43e s’impose naturellement, une échelle devenue, depuis cette date, reine dans le monde des voitures miniatures. Pour garantir une belle robustesse à ces autos, elles sont désormais coulées sous pression dans du zamac, un alliage plus léger que le plomb mixant le zinc, l’aluminium, le magnésium et le cuivre, puis peintes en cabine, les détails comme les feux étant rehaussés au pinceau, à la main. Au début, les miniatures sont acheminées, en boîtes de six, chez des vendeurs spécialisés qui les mettent dans du papier de soie. Mais face à la forte demande pour ces jouets de qualité, costauds et faciles à prendre en main, Hornby monte vite en cadence. Ainsi, en plus de l’usine de Liverpool, Hornby ouvre avant-guerre, à Bobigny, une filiale, Dinky Toys France qui, pour mieux coller au goût des petits français, élabore une gamme enfin réaliste, reproduisant fidèlement de vrais modèles (Simca 5, Peugeot 202, Citroën Traction…).

🅒 Thomas Riaud

À partir de 1954, Dinky Toys doit réagir face à la montée en puissance de nombreux rivaux (Corgi Toys, CIJ, Solido…) et lance son premier modèle en boîte cartonnée individuelle, la Simca Aronde. Cette fameuse boîte jaune illustrée qui deviendra la norme est, depuis, autant recherchée par les collectionneurs que la miniature elle-même. Au fil des ans, les Dinky Toys gagnent encore en réalisme en adoptant, comme les « grandes », d’abord des vitrages, puis des aménagements intérieurs, des parties ouvrantes et même des suspensions. Mais au milieu des années 70, Frank Hornby n’est déjà plus de ce monde et l’entreprise souffre de la concurrence étrangère et bon marché, prônant le tout-plastique, notamment le « made in Taiwan ». En 1981, Dinky Toys cesse ses activités, la marque étant rachetée par le géant Mattel….

Acheter des Dinky Toys, mode d’emploi
Où ? : outre les ventes aux enchères spécialisées (Collectoys), on peut en trouver en nombre sur internet (EBay, Le Bon Coin…) mais aussi sur les brocantes.
Combien ? Seul le parfait état avec la boîte d’origine tient encore la cote. Comptez de 80 à 150 € environ pour un modèle standard, et jusqu’à plusieurs milliers d’euros pour de rares miniatures promotionnelles ou essais de couleurs. Sinon, un modèle en état de jeu et/ou repeint ne vaut guère plus qu’une dizaine d’euros… tout comme une réédition presse faite en Chine par Altaya.

Thomas RIAUD

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