Renault lance de nouveau SUV en rafale ! Après l’inédit coupé baptisé justement Rafale, place à ce Symbioz, trait d’union entre le Captur à qui il doit beaucoup, et le plus grand Austral. Un SUV qui a l’art du compromis…
Bien que généraliste, Renault est en passe de devenir un spécialiste du SUV. En effet, excepté les classiques Clio et Mégane, tous les autres modèles ont pris de la hauteur et surfent sur cette tendance forte. Et la nature ayant horreur du vide – tout comme les gammes des constructeurs – Renault lance cet inédit Symbioz de 4m41 de long, chaînon manquant entre le compact Captur (fraîchement restylé), et l’Austral, voire même le SUV-coupé Arkana. Inédit sur la forme, ce Symbioz n’est pourtant pas complètement nouveau puisque, comme l’Arkana, il repose sur une plateforme de Captur, allongée pour les circonstances de 17 cm. Une inflation sensible qui bénéficie à l’habitabilité, notamment au niveau des places arrière, grâce à une banquette pouvant astucieusement coulisser sur 16 cm. Mais c’est le coffre qui en profite le plus, en gagnant 130 litres, portant sa capacité de 434 à 548 litres selon la configuration. Sans surprise, pour assurer des économies d’échelle, le Symbioz hérite de la planche de bord du Captur restylé, et c’est plutôt une bonne nouvelle. Console centrale « flottante », instrumentation numérique fluide et intuitive complétée par un grand écran tactile de 10,4’’, mais aussi de vastes et nombreux espaces de rangement sont de la partie, le tout servi avec une finition très correcte. Comme sur le dernier Scénic (qui est désormais 100% électrique) ou le Rafale, le Symbioz peut même adopter – monnayant 1500 € en plus – un toit vitré panoramique opacifiant par sections de LED, le très convaincant Solarbay.
Une voiture a vivre
Bref, vous l’aurez compris, ce Symbioz renoue avec l’ADN de Renault en étant une vraie voiture à vivre ! Mais à conduire, cela donne quoi ? Toujours pour réduire les coûts, ce SUV hérite des mêmes mécaniques que les Captur et Arkana, essentiellement des ensemble full-hybrides, comprenez par-là que la batterie se recharge seule, en roulant, grâce à la récupération d’énergie au freinage. Cela se fait bien sûr de façon totalement transparente pour l’utilisateur, comme nous avons pu le constater avec notre modèle d’essai, animé par l’éprouvé 4 cylindres 1.6 E-Tech de 145 ch. Particulièrement convaincant en ville, il permet de rouler 80% en mode électrique, la petite batterie de 1,2 kWh autorisant même jusqu’à 3 km d’autonomie sans consommer. Sur route, l’apport de cette batterie est moins probant, en venant juste épauler le moteur lors d’une accélération par exemple, le tout étant bien servi par une boîte à crabot bien plus réactive que les systèmes à variateur présents chez Toyota notamment.
Il n’empêche, en roulant « aux panneaux »,on parvient à ne pas consommer plus de 6 l/100 km, ce qui est plutôt flatteur.Enfin, comme d’habitude chez Renault, le compromis entre confort et tenue de route est idéal, avec un confort parfaitement préservé. Avec un prix de départ fixé à 34 900 €, le Symbioz n’est pas spécialement bon marché et arrive sur un marché encombré, mais il séduit par son excellente homogénéité.

Bien vu
Habitacle vaste et modulable
Compromis confort – tenue de route
Mécanique agréable et sobre à l’usage
A revoir
Tarifs un peu élevés
Style assez consensuel
Pas de palettes au volant
Fiche technique
Moteur : 4 cylindres essence 1598 cm3 + système hybride
Batterie : 1,2 kWh
Puissance : 145 ch en cumulé
Couple : 250 Nm en cumulé
Transmission : aux roues avant
Dimensions (L x l x h) en m : 4m41 x 1m80 x 1m57
Poids : 1423 kg
0 à 100 km/h (sec) : 10,9
Vitesse maxi (km/h) : 170
Conso moyenne (WLTP) : 4,8 l/100 km
Rejets de CO2 : 105 à 109 g/km selon équipement
Thomas Riaud







